Né en 1968 à Belgrade, Bojan Zulfikarpasic apprend le piano dès l'âge de 5 ans. Tout d'abord familier du folklore yougoslave, il découvre, avec l'adolescence, les Beatles, Claude Debussy et Maurice Ravel.
Devenu pianiste dans de petites formations de jazz de Belgrade ; après un passage à New York au cours duquel il suit la master-class de piano de Clare Fisher puis un retour en Yougoslavie le temps de son service militaire, il s'installe en France en 1988 et obtient le titre de Meilleur espoir du jazz yougoslave en 1989.
À Paris, il devient, en quelques années, un musicien incontournable de la scène jazz, grâce à ses collaborations avec Noël Akchoté, Henri Texier (groupe AZUR), Michel Portal ou Julien Lourau dont il fait la connaissance par hasard au cours du festival Jazz à La Défense en 1990, et qui devient l'un des musiciens avec lesquels il se produit le plus.
Le nom du groupe AZUR, qui est une "déformation" a été trouvé par Henri Texier qui, à l'époque, jouait dans plusieurs groupes dont celui pour lequel le piano était tenu par Bojan. C'était le groupe "à Zulfikarpasic", qui devint "à Zulf..." puis, par érosion de language et rapprochement à des mots courants : "azur".
Comme son nom n'étaint pas très facile à retenir ni à prononcer par les francophones, Bojan l'a réduit lui même à Bojan Z (prononcer "BoY-ane Zed") et a d'ailleurs enregistré son premier album sous ce nom dès 1993. Cet album signe le début d'une discographie prolifique.
Ses albums les plus célèbres sont Koreni (1998) et son disque en solo, judicieusement intitulé Solobsession (2001).