Marcel Dupré est né à Rouen le 3 mai 1886, et mort à Meudon (Hauts-de-Seine) le 30 mai 1971, est un organiste, improvisateur et compositeur français.
Il a beaucoup écrit pour l’orgue seul. Pour orgue et orchestre, on trouve une Symphonie en sol mineur (1927-1928) Op. 25 et un Concerto en mi mineur (1934) Op. 31. Pour jouer avec sa fille Marguerite, excellente pianiste, il compose Une Ballade (1932) Op. 30 et une Sinfonia (1946) Op. 42 pour piano et orgue. Dans le domaine de la musique de chambre, on lui doit : Sonate pour violon et piano, Op. 5 (1909) ; Cantilène et Légende pour violoncelle et piano (1916) Op. 13; Berceuse enfantine pour les mêmes instruments (1916) ; deux recueils de mélodies À l’amie perdue Op. 11; sept mélodies orchestrales (1911); Marquise, Les Deux Sœurs et Deux Chansons de Bilitis (1943). Un grand oratorio, La France au Calvaire pour soli, chœurs, orchestre et orgue, Op. 49, sur un poème de René Herval, exécuté le 25 juin 1956 pour l’inauguration de la réouverture de la cathédrale de Rouen.
Il publie également de nombreux ouvrages didactiques : un Traité d’improvisation à l’orgue (1924), une Méthode d’orgue (1927), un Cours d’harmonie, contrepoint et fugue (1938) et de monumentales éditions doigtées et commentées de l’œuvre pour orgue de Bach en 12 volumes (1938), des Seize concertos de Haendel, des œuvres pour orgue de Mendelssohn, de Schumann et de César Franck.
René Dumesnil écrit : « Son œuvre est considérable, mais ce n’est pas seulement aux ouvrages publics qu’il doit une réputation universelle : son talent d’improvisateur fut reconnu en tous lieux du monde, pour l’un des plus extraordinaires dont un musicien ait été doué, et l’on a souvent regretté que cette musique édifiée sur un thème donné se soit évanouie à mesure qu’elle naissait.