Débuts Martin Solveig est un artiste concentré, avide d'expériences. Ses premiers sets de DJ (quelques nuits aux platines du club Le Palace à 18 ans) lui ont insufflé une passion pour la musique électronique et l'ambition de faire carrière dans ce monde fascinant et insaisissable. Étudiant, il fut successivement DJ résident au Palace, aux Bains-Douches, à L'Enfer et au Queen. Assemblant des classiques disco et les percussions de « Guem » et « Carneiro », il apprit rapidement à assembler de petits morceaux très simples et à produire ses premiers samples…
Premières productions…
Les premiers efforts de production de Martin furent assidus, mais peu concluants. Puis, avec le soutien de son ami et mentor Claude Monnet, il créa son propre label, « Mixture », et se fit enfin un nom avec « Heart Of Africa ». Ce morceau de percussions animé par des riffs de saxophone déchaînés a conquis des figures influentes de l'électro, telles que Joe Clausell, Frankie Knuckles et Bob Sinclar. Sinclar, qui venait de lancer son projet « Africanism » avec DJ Gregory, demanda à Martin de rejoindre l'équipe. Le résultat fut « Edony », le premier succès de Martin, vendu à 40 000 exemplaires en vinyle. Morceau surprenant racontant l'histoire d'une princesse égyptienne sur un fond de derbouka, il a atteint la première place des classements des clubs français, italiens et grecs.
Premier album : « Sur la terre » (On Earth)
Il était temps de se lancer et de composer un album réunissant ces morceaux et d'autres, offrant une vision plus large de l'univers musical de Martin. « Sur la terre » (On Earth) est sorti en 2002. On y retrouve « Edony » et « Heart Of Africa », ainsi que « I'm a good man » (un morceau soul old-school percutant), le titre légèrement mélancolique « Someday », et « Linda » (un clin d'œil afro humoristique à ses maîtres, Fela et Serge Gainsbourg). Ce premier album a été un grand succès critique, suscitant des réactions inattendues aux quatre coins du monde. Il a permis à Martin de travailler avec des producteurs internationaux tels que Kenny Dope (Masters At Work) et DJ Spen (Basement Boys), et lui a également valu des propositions de remixes ambitieux pour Cunn