Neal Francis (né Neal Francis O’Hara) est un musicien américain basé à Chicago, dans l'Illinois, dont la musique est imprégnée de rythmes de La Nouvelle-Orléans, de blues de Chicago et de rock du début des années 70.
Le label Karma Chief Records, basé dans l'Ohio (une filiale du label soul en plein essor Colemine Records), a sorti son premier album, « Changes », en septembre 2019. Il fait le lien entre l'enfance de Francis — son obsession pour le piano boogie-woogie, le cadeau de son père, un LP poussiéreux de Dr. John — et les chansons qu'il a créées. Ses influences incluent les styles vocaux d'Allen Toussaint et de Leon Russell ; les rythmes de type « second line » de The Meters et de Dr. John ; le rock 'n' roll de bar des Rolling Stones ; la soul gospel de Billy Preston ; et la roots music de The Band.
Ce prodige du piano s'est retrouvé à tourner en Europe à l'âge de 18 ans avec le fils de Muddy Waters et à accompagner d'autres artistes blues de premier plan d'un bout à l'autre du pays. En 2012, Francis a rejoint The Heard, un groupe de funk instrumental populaire. Avec Francis aux commandes créatives, The Heard est devenu un groupe d'envergure nationale, tournant avec les pionniers du boogaloo The New Mastersounds et les têtes de classement The Revivalists, et se produisant au Jazz Fest et à Bear Creek. Cependant, à mesure que la réputation de The Heard grandissait, Francis s'enfonçait un peu plus dans l'addiction. Autrefois musicien de session prometteur, il avait été, en 2015, renvoyé de son groupe, expulsé de son appartement et se trouvait dangereusement près de l'autodestruction. « Quand on frôle la mort comme ça, on peut la sentir », se rappelle Francis. Une crise d'épilepsie induite par l'alcool cette année-là a entraîné une fracture du fémur, une luxation du bras et, enfin, la prise de conscience qu'il devait se sevrer.
Le parcours menant d'un lit d'hôpital au lancement de sa carrière solo n'a été ni prévisible ni simple. Il y a eu des départs musicaux hésitants, des rechutes et des relations brisées.