On sait tout de suite quand Nick Warren est aux platines. La musique qui émane de la cabine du DJ est ce mix de club parfait, alliant percussions entraînantes et musicalité aérienne, jaillissant des enceintes, baignant tout le monde de mélodies, nous inondant de son. Sur la piste, là où ça compte vraiment, le public fait l'expérience de tous ces hauts et ces bas qui rendent la sensibilité de Warren si unique. Il commence peut-être par une approche plus deep de la house, pour glisser progressivement vers des territoires plus percutants ; puis, une fois que Warren a totalement envoûté la foule, en sueur et s'abandonnant dans les grooves, se déplaçant par instinct, il l'emmène vers des contrées inconnues où elle ne s'attendait jamais à aller. C'est pourquoi Nick Warren est si respecté : il sait comment faire vibrer un public de manière authentique, assurant prestation sur prestation tout en l'emmenant là où il n'a jamais mis les pieds. C'est ce qui vient avec la vision et, ce qui est tout aussi important dans le cas de Warren, l'expérience.
Jusqu'à ce jour, Warren reste à l'avant-garde de la culture club : il remplit les clubs et les salles du monde entier, de Londres à Los Angeles en passant par Taipei, hypnotisant les pistes de danse avec son mélange avant-gardiste et singulier de sons progressifs crédibles, de techno de pointe, de breaks atmosphériques et de tout autre groove essentiel que Warren juge approprié pour son alchimie de platines. L'année 2008 amène également d'autres jalons pour Warren. Il sort son huitième mix CD pour la série Global Underground, GU035: Lima ; il achève aussi son quatrième album studio avec Way Out West, la collaboration électronique pionnière de Warren avec Jody Wisternoff. Warren est également devenu récemment responsable A&R pour Hope Recordings, ce qui le maintient immergé dans les courants changeants des nouveaux mouvements de musique dance. « Je fais la même chose qu'à mes débuts — je joue juste la musique que j'aime », dit-il. « C'est plus inspirant que jamais. »