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Mer. 21 oct.19:00 · UTC+2
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The Lemonheads ont fait leur retour en 2025 avec Love Chant (sorti chez Fire Records le 24 octobre), leur premier album studio en près de deux décennies — une réaffirmation mélodique audacieuse de la voix d'auteur-compositeur singulière d'Evan Dando. Écrit à travers les continents et enregistré principalement à São Paulo, au Brésil, où Dando réside désormais, Love Chant voit le frontman renouer avec des collaborateurs de longue date tout en introduisant de nouvelles voix créatives. C'est un disque de nouveaux départs et de sons familiers — émotionnellement brut, mélodiquement riche, et indéniablement du Lemonheads.
Le nouvel album présente des contributions de J Mascis (Dinosaur Jr), Juliana Hatfield, Tom Morgan, Bryce Goggin, Erin Rae et Nick Saloman de The Bevis Frond. C'est une œuvre diversifiée mais cohérente — des accroches pleines vapeur de « Deep End » à la douceur spectrale de « The Key Of Victory », et l'élan à la Modern Lovers de la chanson éponyme. Co-sorti en même temps que les mémoires à venir de Dando, Rumours Of My Demise (via Faber, le 6 novembre), Love Chant marque à la fois un retour et une introspection — le son d'un artiste qui a vécu, perdu, et retrouvé le fil une fois de plus.
Formés à Boston en 1986, The Lemonheads ont longtemps prospéré à cette intersection entre le chaos et le charme. Avec une formation changeante bâtie autour des instincts mélodiques et du charisme ébouriffé de Dando, leurs premières racines punk ont été forgées à travers trois albums fougueux sur le label local Taang! avant de signer chez Atlantic Records et de sortir Lovey en 1990. C'est lors de la tournée de ce disque en Australie que Dando s'est lié avec Tom Morgan et son futur partenaire de groupe Nic Dalton — une rencontre qui a remodelé l'écriture et le son du groupe.
Leur percée commerciale est intervenue avec It’s A Shame About Ray en 1992 et Come On Feel The Lemonheads en 1993, deux disques qui ont marié l'énergie punk à la pop mélodique, et ont établi Dando comme l'une des figures les plus captivantes du rock alternatif. Des apparitions télévisées nationales ont suivi, tout comme les feux des projecteurs des tabloïds — vers la fin des années 90, la musique a parfois pris banquette arrière face au personnage public imprévisible et chaotique de Dando. Il a dissous The Lemonheads en 1997 à la suite d'une performance turbulente au Reading Festival.
En 2003, il a sorti son album solo acclamé Baby I’m Bored — plus calme et plus introspectif, il laissait entrevoir une nouvelle phase. Mais il n'a pas fallu longtemps pour que The Lemonheads rehaussent de leurs cendres. En 2006, un album éponyme a marqué une collision frontale entre le punk bavard des années 70 et la country cosmique, suivi par Varshons (2009) et Varshons 2 (2019), deux collections aux allures de mixtape de reprises allant de Townes Van Zandt à GG Allin, Leonard Cohen à The Bevis Frond — toujours avec la même clarté émotionnelle et le même magnétisme mélodique qui définissent la production de Dando.
Au fil des ans, la forme de The Lemonheads a évolué — Descendents, Dinosaur Jr, Blake Babies et des membres de Fuzzy sont tous passés par les rangs — mais au cœur est toujours restée l'écriture de Dando : ironique, vulnérable, accrocheuse et vraie. Avec Love Chant, ce cœur brûle à nouveau de tout son éclat.
Ces dernières années n'ont fait qu'approfondir l'influence du groupe. Des artistes comme Courtney Barnett, Waxahatchee, Phoebe Bridgers et MJ Lenderman citent The Lemonheads comme des repères, reprenant leurs chansons et louant leur franchise émotionnelle et leur économie mélodique.
Comme l'a noté Record Collector, « The Lemonheads ont toujours été reconnus comme des pourvoyeurs de pop punk de première classe. » Ou, selon les mots de Rolling Stone : « Peu de groupes ont été capables de marcher sur la ligne entre l'angoisse du grunge et la chaleur du folk avec autant d'élégance que The Lemonheads. »
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5 Nollendorfplatz, Berlin
D'après OpenStreetMap.
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